Marathon de Paris 2016

Un marathon avec un arrière goût de revanche. L'an dernier un marathon qui s'est bien passé peut être trop bien, 4:03,  et une déception de n'être pas allé au bout de moi même. 2016 , 40ans du MDP et une revanche à prendre. 

Avec mon ami Nico du RCB, nous décidons en septembre de nous y inscrire,pour lui son 1er Paris. Mon objectif temps de 3:30 difficilement compatible avec mon agenda qui m'offre que 3 sorties par semaine. Il faut compenser du coup des séances difficiles au début, jusqu'à la blessure. Au début une petite douleur et on ne pense pas que cela va s'aggraver mais que c'est normal. Jusqu'au jour où.. Impossible de courir même un footing. Douche froide qui s'abat en même temps que de mauvaises nouvelles ... Concours de circonstances ou le corps et l'esprit qui ne font plus qu'un... Difficile à donner des réponses. Quoiqu'il en soit, la vie est là pour nous donner des leçons mais aussi surmonter des épreuves. Ces dernières il faut les surmonter et se battre.  Une coupure de deux semaines en plein bloc de développement, période où l'on développe puissance et résistance. Une contracture, qui est suivie par mon kiné Rénald et le Dr Labadie. Tous deux m'assurent que je ferai le marathon si je change mon plan et que je suis leurs conseils. Conseils suivis, course de fond en guise d'entraînement, arrêt des fractionnés. Mon semi de la grande mothe se déroule bien malgré les douleurs encore présentes. Les sorties longues sont pénibles , quand le cœur n'est pas à la course. La période d'affutage me redonne du jus et des jambes. 

Le jour J: grosse angoisse mais une détermination car cette course elle n'est pas que pour moi. Elle est aussi le combat de ma femme. Je ne dois pas lâcher et aller au bout. Objectif initial début de prépa: 5,03/km. Je sais que ce sera difficile compte tenu de ma prepa. Je pars les 10 premiers 155bpm dans l'objectif et ce jusqu'au 20. Tout va bien mais je sais que le plus dur est à venir. Top, les ravitos tous les 5km avec une bouteille d'eau et de quoi se rafraîchir tous les 2,5. Cela m'a bien servi. Mon appréhension s'était l'alimentation j'ai misé sur des gels avec du sel et leur composition en fonction de l'avancement de la course. Antioxydant au début apport de sel tout au bout et sucres rapides après le 30. J'ai eu mal à l'estomac avec parfois des envies de vomir mais on ne lâche rien... Le semi passe je suis bien cardio 160 à 5/km. Les bords de seine sont longs à arriver je ne m'en souvenais plus. Et je savais que les tunnels de bords de Seine allaient encore une fois bien m'user. Tunnel interminable forte chaleur mauvaise ventilation bref le rythme en prend un coup je tombe à 5,15- 5,20 les côtes font mal. Je vois la Tour Eiffel je sais que c'est la fin d'un supplice et le début d'un autre, faux plat montant jusqu'au bois de Boulogne. Il fait chaud on cherche l'ombre et à Paris les feuilles dans les arbres se font timides. Je suis  aux portes du bois 35km mais ma montre m'affiche 36,5 .. Manque de certitude de la montre ?? Dur au moral de se dire qu'il faudra en faire 1,5 de plus que ce que tu penses. Cette dérive est apparue au 3e et s'est accentuée. Quand on a trente bornes dans les jambes les objectifs ne sont plus les 10ou5 prochains km mais le km suivant. A 35km la puissance n'est plus là les mollets font paraître leur tétanie 5,30/km je m'accroche je veux relancer. Je prend un gel pour me booster et marche au ravito le temps de prendre un sucre et de l'eau, car mon cardio est bien monté :170 je me dis qu'il faut reprendre pour envoyer de la purée! Ça va mieux je repars à 160 - 5,20 je ne peux pas mieux mais c'est normal je ne suis pas tout frais... Chaque km compte, nombreux sont les coureurs qui n'en peuvent plus, je rattrape des sas 3:15 je me dis que ce n'est pas si mal .. Au km40, ma montre m'affiche le 42km... Dur de me dire qu'il en reste 2,195!! On ne lâche pas ,c'est quoi cette distance ? je me souviens des fractionnée avec les Amis Serge et Olivier quand on faisait les blocs de 1000m, eux ne m'ont pas lâché.  Ce n'est que deux blocs à la suite! Un peu de courage car cette douleur ne sera pas aussi forte que celle de ma femme alors je reviens à 5:15 pour le dernier.  Rond point de l'avenue Foch, l'arche d'arrivée est juste derrière je pars à gauche il n'y a personne et même si on a mal c'est la fin on donne tout! Personne pour se mettreau  milieu et risquer de devoir éviter relancer, je passe la barre 3h48min21 .... 10 062/ 42 000 et ... 43,8km... Confirmé aussi par mon appli téléphone. 

Une belle aventure cette année j'ai sale tête à l'arrivée je n'aurais pas pu tenir 1000m de plus et les marches du métro font mal... je suis donc satisfait d'être allé au bout de moi meme. L'après midi et le lever le lendemain font apparaître de nouvelles douleurs et courbatures chaque instant. 

Une victoire dédiée à ma femme et ma famille, Le marathon une épreuve à vivre.On ne le prépare jamais seul, ce sont des sacrifices et descompromis individuels et pour nos proches. 

Un grand merci pour tous les encouragements des Amis famille et des membres 3M le jour j et avant, et leur soutien. 

Une pensée à Jean Claude , les 3M un sport individuel dans esprit collectif. 

Sportivement. 

Fred

Avec mon ami Jlo (3.05)

Avec mon ami Jlo (3.05)

Arrivée la foule

Arrivée la foule

Fichier_002

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Avant top départ

Avant top départ

Avant le top départ

Avant le top départ